Trichotillomanie La trichotillomanie correspond à
un besoin irrépressible de s’arracher les cheveux. Ce trouble est
classé dans les troubles du contrôle des impulsions. Les troubles
du contrôle des impulsions sont décrits comme une incapacité
à résister à un besoin d'accomplir un acte que l'on
sait néfaste pour soi-même ou pour les autres. Ils sont caractérisés
par des actes répétés, incontrôlables, sans
motivation rationnelle claire. Le passage à l'acte est typiquement
précédé par une période de tension et d'excitation.
Après avoir agi, la personne ressent immédiatement un sentiment
de soulagement et de gratification. Parfois, mais pas toujours, elle peut
avoir des remords de ce qu'elle a fait. Pour que le comportement soit diagnostiqué
comme un trouble du contrôle des impulsions, il faut aussi que le
comportement ne puisse être expliqué par une autre maladie
dont il pourrait être un symptôme et n'est pas non plus la
conséquence d'une intoxication à l'alcool ou à d'autres
substances.
Elargissement du champ des addictions On a assez vite remarqué que la dépendance ne concernait pas nécessairement un produit, mais plutôt une conduite, un comportement (Otto Fenichel, 1945). Le sujet devient dépendant d’une expérience, plus que du vecteur utilisé (jeu, alcool…). La première expérience est agréable, mais c’est la répétition d’une routine comportementale qui apporte la réassurance, calme les angoisses… Le terme d’ "addiction" s’entend donc au sens large, englobant les toxicomanies mais aussi d’autres dépendances (jeu, vol, achat, travail, sexe, trichotillomanie …) que l'on a parfois nommées "Toxicomanies sans drogues". Cet élargissement est d’ailleurs révélé et justifié par le pourcentage important de personnes qui passent de l'un à l'autre (ou bien qui présentent plusieurs dépendances, à un psychotrope et à un comportement en même temps). Cela n’enlève bien entendu rien à l’importance des toxicomanies aux drogues, à l’alcool et à leurs conséquences désastreuses. Il s’agit de préciser le processus de dépendance, en le déplaçant du produit vers le sujet et ses conduites pour mieux pouvoir l’appréhender et le remettre en cause. La définition par Goodman du sujet addict semble alors la plus proche de la réalité des troubles : "toute personne dont l'existence entière et tournée vers la recherche des effets produits sur son corps et son esprit par une substance plus ou moins toxique (drogue tolérée, interdite ou prescrite) ou une conduite (jeu, conduite alimentaire, achat, manie...), sous peine d'éprouver un intense malaise physique et/oupsychologique." Cette citation est également
pertinente :
La personne dépendante est dans l'impossibilité de résister aux impulsions vers la substance ou le comportement. On peut voir
trois phases :
Cette approche des dépendances et du sujet addict concernera alors de nombreuses problématiques, dont la trichotillomanie (et d'autres troubles cu contrôle des impulsions comme le jeu pathologique) La dépendance
peut être définie par deux dimensions présentes à
des degrés divers selon l’individu, degrés qu’il faudra évaluer
:
Ces critères font dépendre la trichotillomanie autant du trouble du contrôle des impulsions que de l'addiction comportementale. Echelle générale de dépendance On peut déduire des éléments ci-dessous un test général de dépendance, adapté également à l'alcool. Test (Cungi/Retz)
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